|
sur scène
Dans la lumière bleutée de l'aube irréelle
d'un Rio de la Plata toujours imaginaire,
un bandonéon se souvient des quartiers
de son enfance, Antigua, Boedo ...
Ciel perdu, souvenir lointain
qu'accompagne
le rythme d'une guitare.
Une femme s'approche,
regard perdu dans son drame...
Le bandonéon gémit.
Un couple de danseurs s'avance, s'enlace, glisse.
Une jambe s'enroule.
Les corps se font et se défont
pour se perdre dans la triste pénombre
de cette autre façon de marcher
qu'est le tango... |
|
le projet
S'appuyant sur une relecture du répertoire populaire des années 1930-1950, l'âge d'or du tango, le programme s'ouvre ensuite naturellement vers des pièces plus contemporaines d'Eduardo Rovira, Astor Piazzolla ou bien encore Dino Saluzzi.
Mais le tango, musique populaire de Buenos Aires, n'est pas que musique et danse, c'est aussi l'expression d'une écriture fascinante. Chaque chanson, chaque poème, est à lui seul, une histoire, un drame, une tragédie qui se raconte en musique. Pour rendre palpable cette poésie du quotidien, cette littérature de banlieue, les textes ont fait l'objet d'une traduction française minutieuse.
L'interprétation de Sandrine Martin en accentue le caractère dramatique et théâtral. Quant à la danse, elle n’est jamais démonstrative. Apparition poétique et fantasmagorique, Alfredo Palacios et Isabel de la Preugne nous entraînent au rythme des deux-quatre sur les traces effacées d'une Buenos Aires oubliée. |